Le 9 septembre, jour de la perceptibilité
Ce que recouvre ce mot, et pourquoi il mérite un jour
Le Centre EPÉU fait du 9 septembre, chaque année, le jour de la perceptibilité. Ce premier article sépare la perception de la perceptibilité, examine ce que dirait un esprit sceptique, rappelle ce que les textes anciens en disent, et ouvre à chacun une expérience qu’il peut mener lui-même.
Centre EPÉU · Château de Villereglan · Publié le 9 septembre 2026
Dans « 365 Jours d’Harmonie »1, le 9 septembre porte un seul mot : Perception. Sa définition tient en une ligne, action de percevoir, de comprendre par les sens ou l’intellect, et sa phrase à méditer en une autre : « Dans la perception, je découvre la profondeur et la richesse de la vie. » Le Centre EPÉU a choisi de faire de cette date, chaque année, le jour de la perceptibilité. Ce premier article dit ce que recouvre ce mot, et pourquoi il mérite un jour.
1.Percevoir, et être perceptible
La perception est ce que chacun fait sans y penser : voir, entendre, sentir, et comprendre ce que les sens rapportent. Le mot est ancien, et son sens est stable.
La perceptibilité est autre chose. C’est la capacité, présente chez chacun à des degrés divers, de recevoir de l’information qui ne passe pas par les cinq sens ordinaires : savoir d’une personne ce qu’elle n’a pas dit, sentir en entrant dans une pièce ce qui s’y est passé, connaître l’issue d’une situation avant qu’elle ne se dessine. Une personne perceptible n’est pas une exception mystérieuse ; c’est une personne dont la structure intérieure laisse passer ce que la plupart filtrent.
M. Mischa Harmeijer a réintroduit cette notion parce que le vocabulaire courant ne l’avait pas. On parlait de don, d’intuition, de sixième sens, de médiumnité, autant de mots qui désignent tantôt une faculté, tantôt un état, tantôt une croyance, et qui laissent celui qui perçoit sans moyen de nommer ce qui lui arrive. La perceptibilité nomme la fonction, et rien que la fonction.
2.Une fonction, non un privilège
Ce point décide de tout le reste. Si la perceptibilité était un don, elle serait réservée à quelques-uns et il n’y aurait rien à en dire. Si elle est une fonction, elle obéit à des conditions, elle s’observe, elle se vérifie, et elle se cultive.
L’observation de plusieurs années, au Centre et en Séances Publiques, montre que la fonction existe chez presque tous, mais qu’elle est le plus souvent brouillée par trois choses : un corps désaccordé, qui ne restitue plus rien de fiable ; un mental qui se disperse, et qui fabrique au lieu de recevoir ; des émotions qui déforment tout ce qui passe par elles. Lorsque ces trois conditions sont tenues, l’accès s’ouvre. Dès qu’une seule manque, il se referme. Cela se constate, et cela se reproduit.
3.L’hypothèse contraire
Il faut examiner ce que dirait un esprit sceptique, parce que c’est ainsi que le Centre travaille. L’intuition juste pourrait n’être qu’une lecture rapide d’indices ordinaires : une posture, un ton, un détail vestimentaire. Le rêve qui se vérifie pourrait être un hasard que la mémoire retient parce qu’il s’est vérifié, et oublie les cent autres qui ne se sont pas vérifiés. La sensation dans une pièce pourrait venir de l’odeur, de la lumière, de la température.
Ces explications sont souvent vraies, et il serait malhonnête de les écarter. Mais elles ne couvrent pas tout. Elles ne couvrent pas l’information précise, datée, vérifiable, reçue sur une personne dont on ne sait rien, dans un protocole où aucun indice n’est disponible. C’est précisément ce que la vision à distance met à l’épreuve depuis un siècle, de Warcollier2 à aujourd’hui, avec une cible inconnue, un relevé écrit, et une révélation le jour même. Ce qui résiste à ce protocole n’est pas une lecture d’indices. C’est de la perceptibilité.
4.Ce que les textes anciens en disent
La notion est neuve dans le vocabulaire ; ce qu’elle désigne ne l’est pas. Le Kybalion3, en 1908, ouvre sur un principe que le Centre tient pour fondateur : le Tout est Mental. Il ne dit pas que tout est imagination, mais que la structure du réel est de nature informationnelle, et qu’une conscience organisée y a accès. C’est exactement ce que suppose la perceptibilité.
Bien avant, les écrits attribués à Hermès Trismégiste4, dans la traduction de Louis Ménard, distinguent ce que les sens rapportent de ce que l’intelligence saisit sans eux, et font de cette seconde connaissance la seule qui ne trompe pas. La Bhagavadgîtâ5, dans la traduction d’Émile Senart, décrit celui qui retire ses sens des objets comme la tortue rentre ses membres, et qui, dans ce retrait, connaît ; les plus anciennes Upanishads6, dans la même traduction, cherchent ce par quoi l’on perçoit, et non ce que l’on perçoit. Ces textes ne parlent pas de perceptibilité, mais ils décrivent, chacun dans sa langue, la même fonction et les mêmes conditions.
Plus près de nous, en 1912, Caillet, dans son Aperçu général sur le Traitement mental7, pose que l’état du mental conditionne ce qui est reçu et ce qui est produit, et que cet état se règle. C’est de cette lignée que procède le Traitement Mental du Centre, où l’on travaille, pendant six jours, précisément ces conditions.
5.Ce que l’on en fait
Un jour de la perceptibilité n’est pas un jour de célébration. C’est un jour d’examen. Celui qui perçoit sans comprendre porte quelque chose qu’il ne peut ni tenir ni transmettre ; ce qui n’est pas compris reste ponctuel et déroutant. Compris, cela devient un instrument : on sait ce qui se passe en soi quand une information arrive, ce qui l’a laissée passer, et ce qui, les autres jours, la bloque.
Le Centre invite donc chacun, le 9 septembre, à faire une chose simple : relever, par écrit, une perception qui s’est vérifiée dans l’année, et noter dans quel état l’on se trouvait, dans le corps, dans la pensée, dans les émotions, au moment où elle est arrivée. Cette seule note en apprend plus sur sa propre perceptibilité que bien des lectures.
6.Pourquoi un jour
Parce que ce qui n’a pas de jour n’a pas de place. Le calendrier retient ce que l’on décide d’y inscrire, et la perceptibilité, présente chez presque tous, n’y figurait nulle part. Le 9 septembre lui est désormais réservé, au Centre EPÉU, chaque année, avec un article qui en examinera à chaque fois une facette différente. Ceux qui perçoivent sans comprendre y trouveront, au moins une fois l’an, un endroit où cela se dit sans détour, et où l’on ne demande pas d’y croire, mais de regarder.
7.L’Expérience
Le Centre vous offre, à partir de ce jour, une expérience de perceptibilité. Une seule cible est tirée, sur le serveur, après votre choix ; vous choisissez avant de voir, parmi quatre couleurs ; puis la cible se révèle. Vingt essais font une série, et la ligne du hasard est à cinq. Votre compte conserve vos séries, l’état dans lequel vous étiez, et votre courbe, au-dessus ou au-dessous de cette ligne. Personne ne vous dira si vous êtes perceptible ; vous le verrez vous-même, avec le temps.
Elle est ouverte à chacun, sur ce site : L’Expérience de perceptibilité.
Centre EPÉU, 9 septembre 2026
1.Mischa Harmeijer, 365 Jours d’Harmonie, Éditions Pongh!, entrée du 9 septembre.
2.René Warcollier, La Télépathie, 1921, Institut Métapsychique International.
3.Trois Initiés, Le Kybalion, 1908 ; traduction française, Éditions Pongh! — Les livres du Centre.
4.Hermès Trismégiste, Corpus hermétique, traduction de Louis Ménard, 1866 ; réédition Éditions Pongh! — Les livres du Centre.
5.La Bhagavadgîtâ, traduction d’Émile Senart, 1922 ; réédition Éditions Pongh! — Les livres du Centre.
6.Chândogya et Brhad-âranyaka Upanishads, traduction d’Émile Senart ; réédition en préparation aux Éditions Pongh!.
7.Albert-Louis Caillet, Aperçu général sur le Traitement mental, 1912 ; réédition Éditions Pongh! — Les livres du Centre.
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